Un jour ou l’autre chacun et chacune de nous a besoin d’aller chez le coiffeur, chez l’esthéticienne, ou faire du shopping n’est ce pas ??

Déjà quand on n’ est pas dans son pays et qu’on ne parle pas bien la langue, ce qui devrait être un moment de détente pour prendre soin de soi devient un moment de stress. Quand en plus, une fois qu’on a osé pousser la porte on expérimente des trucs auxquels on est pas habitués, et bien, soit on le prend bien, soit on fui et on ne revient plus….

Quelques exemples !

Le Coiffeur:

Le premier à en faire l’expérience a été Minou, après des semaines à se plaindre de ses cheveux trop longs, il se décide à entrer chez un coiffeur, « tu viens avec moi, hein ? »

Nous y voila donc, on a choisi un grand salon avec plein de monde, signe normalement positif. Et effectivement ça grouille de monde, clients, coiffeurs, manucures, pédicures, masseuses, petits gâteaux et boissons…ici on fait tout en même temps dans un joyeux bordel.

Bref, on arrive à demander une coupe pour monsieur, mais bien sûr, suivez moi ! Ah bon on ne va pas d’abord au shampooing ?

Eh bien non, on te coupe les cheveux à sec, encore tous coiffés de gel !

Je vous laisse imaginer la tête de Minou, en stress total de à quoi il va ressembler et le tee-shirt trempé de sueur…

Bon finalement le résultat n’était pas si mal, bien que pas assez court – forcément le ciseaux c’est moins efficace que la tondeuse – et la coiffeuse sympa.

Mais le Minou traumatisé dans ses habitudes n’a plus voulu y retourner et on a acheté une tondeuse. Du coup c’est moi qui m’y colle !

Les Salons d’Epilation:

Alors le bon côté c’est qu’on en trouve à tous les coins de rue, sans rendez vous et vraiment pas cher. Le moins bon côté, c’est que c’est souvent bondé et qu’on est jamais sûr de la qualité du service.

Alors une fois qu’on en a essayé un qui nous plait, on ne le lâche plus ! Moi c’est bon j’ai ma carte fidélité…

Mais avant ça, eh bien…

Quand on vit a Rio et que la plage et les corps dénudés font partie de la vie quotidienne, on ne peut pas se permettre d’avoir le « persil qui dépasse du cabas » comme on dit hein, donc, quand faut y aller… hop on pousse la porte d’un de ces fameux salons..

Première expérience: un tout petit salon à Botafogo, le seul ouvert ce samedi matin de novembre. Jambes complètes et maillot échancré, por favor.

Alors il faut savoir qu’ici ils ne font pas leur prudes comme chez nous, on appelle un chat un chat, et absolument tout peut s’épiler…

Bref, on me donne un petit paquet avec une pince à épiler neuve et un truc en papier que je prend pour un masque.

5 minutes plus tard, c’est a moi (cool c’est rapide).

Je me retrouve seule avec une fille obèse qui tiens une énorme casserole de cire chaude à la main, fait maison quoi. Je m’installe sur le dos sur la table, elle me dit de tout enlever pour faire le maillot, ok allons-y, elle a du voir pire…elle me dit aussi un truc que je ne comprend pas, nous y reviendrons plus tard.

Elle commence par le maillot, la cire sent bon, pour l’instant ça ne fait pas trop mal, cool. Elle passe aux jambes, et là, surprise elle a recouvert toute ma jambe de cire, de la cheville jusqu’à la hanche, oriente le ventilo dessus pour faire sécher et enlève tout d’un coup, mais pas trop vite, le temps de bien sentir chaque poil… Arrrg. Et elle repasse plusieurs fois, sur le dessus, sur le côté…

Hop, on se retourne, côté pile. Ah bon le maillot c’était pas fini ? Ben non, tiens tes fesses écartées pendant qu’elle te met la cire et le ventilo à fond pour sécher plus vite. Quel charmant moment…

Bon le moins qu’on puisse dire c’est que le travail est bien fait, elle est conciencieuse et ne lésine pas sur la cire, et presque pas de points rouges. J’ai payé autour de 54 reals (23 euros), très correct.

De retour à la maison, apres avoir raconté mes aventures à Minou, je déballe mon paquet en papier, qui s’avère être un string jetable, ah tiens c’était donc ça qu’elle me disait , effectivement ça aurait mieux protegé ma pudeur…

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