LUNDI 1er NOVEMBRE 2010

Super nuit à l’hôtel passée, on descend régler la note et prendre un ****** de petit déjeuner qui tabasse et on prend le taxi pour notre nouvelle maison (qui tabasse aussi, soit dit en passant). Une fois sur place Lysou appelle la fameuse boutique, et le verdict tombe : ben il fallait confirmer la livraison, du coup oui maintenant c’est confirmé mais pour jeudi matin… Trois nuits à dormir sur la planche en bois qui sert de sommier au lit que le proprio à laissé dans la chambre !

Dans la foulée, les couilles allant par paires (c’est bien connu) Air France nous appelle (en portugais) pour parler bagage. On pite rien, ça coupe, ni une ni deux on décide d’aller prendre l’info à la source (l’aéroport).

Le taxi c’est bien mais c’est cher (enfin moitié moins qu’en France, hein !), on décide donc de prendre le bus. C’est un sport, le bus au Brésil. Ils roulent aussi vite que les taxis, s’arrêtent uniquement si on leur fait signe, et ce n’importe où. Par contre il faut la vision laser de Superman pour lire les destinations sur le pare-brise (vu la vitesse à laquelle ils roulent), et nous n’avons jamais trouvé le bus allant à l’aéroport malgré le conseil du routard « les bus pour l’aéroport se prennent sur la plage ». Ben pas à Botafogo en tout cas !

On continue à pattes le long de la baie pour profiter du décor tout en cherchant un bus. Puis Air France nous rappelle (en français cette fois, alléluia) et nous informe qu’ils ont mes bagages mais qu’il y a un problème avec la douane, enfin bref il faut venir avant 13 heures. Il est 12h 07, donc finalement taxiiii !

l'objet du délit Arrivé à l’aéroport, Lysou trouve (elle est débrouillarde, Lysou) la pièce un peu cachée où échouent les bagages Air France égarés. Heureux le Nico de retrouver ses affaires ! Effectivement mon bagage hors format (une cantine militaire kaki contenant mon ordinateur, son écran, ma console PS3 et tout un bardas de câbles, le tout cadenaçé avec barre de fer et tout le toutim) n’a pas trop plu à la douane en arrivant seul le matin.

On charge le tout dans un taxi assez grand et on rentre à l’appart’. En déballant mes affaires je constate que ma valise a été ouverte et qu’il me manque deux maillots de foot : le dernier de l’OM et celui de l’équipe de France… Bien évidemment « prélevés » à l’aéroport en France (à Marseille ou Paris). Voilà pour achever de me convaincre que quitter le pays était vraiment une GRANDE idée.

MARDI 2 NOVEMBRE 2010

les rues typiques de Botafogo Ici c’est férié, donc Lysou ne bosse pas et on en profite pour partir à la recherche d’une boutique pour faire les courses de première urgence. C’est l’occasion de continuer l’exploration du quartier de Botafogo commencée la veille. Une ambiance difficilement descriptible, mais vraiment agréable. Il m’a fallu un peu de temps pour réussir à mettre des mots sur l’impression que l’on a en se promenant dans ces rues. Botafogo, c’est un peu comme dans « Je suis une légende » avec Will Smith. Dans ce film le héros déambule dans une grande ville laissée à l’abandon depuis longtemps, l’herbe et les plantes y poussent de manière anarchique, les trottoirs sont défoncés, certains immeubles attaqués par le temps. Et bien Botafogo ce serait un peu cette ville après que les habitants soient revenus. Ici se mélangent de grandes résidences, certaines très design, avec de petites maisons typiques. Il y a de magnifiques graffitis un peu partout, comme un signe de l’appropriation du quartier par le peuple, même si on est loin d’être dans une favela ! Les gens se marrent sur les terrasses improvisées sur le trottoir devant les petits bars, et il y a à manger partout ! Je pense que je vais finir obèse…

Par contre ça rénove à tout va. Pas mal d’immeubles sont en travaux, le quartier va certainement changer d’ici peu. Mais bon tant que les rues restent aussi jolies… Pour l’instant on est assez loin de l’insécurité tant décriée dans les différents reportages français sur la ville. Mon avis est qu’il y a certains quartiers à éviter, et des comportements à adopter (enfin, le bon sens, quoi). Par contre dans ce quartier toutes les résidences ont une grille d’entrée et un gardien. Il faut montrer patte blanche pour rentrer… En deux jours nous avons rencontré cinq gardiens différents uniquement pour notre résidence… Ca fait de l’emploi !

un incontournable d'Ipanema Le soir nous avons rejoint Corysande, une collègue de travail de Lysou et un de ses amis   pour aller dîner à Ipanema. Alors Ipanema c’est la grande classe, une plage immense, des terrains de volley partout, il y a même une salle de muscu en plein air ! Première recommandation gastronomique (il y en aura beaucoup d’autres) : il faut absolument aller manger à Garota de Ipanema ! On y mange une picanha démentielle (a priori la meilleure de Rio). C’est de la viande coupée en tranches servie sur une plaque de cuisson… De la tuerie, le tout accompagné de frites, de riz cantonais et de farofa (farine de manioc). Avec une caïpirinha (forcément) et quelques bières c’est le bonheur !

MERCREDI 3 NOVEMBRE 2010

Il fait soleil ! Enfin ! Et il fait chaud aussi, forcément. Je suis bloqué à l’appart’ pour surveiller l’ouvrier qui reverni le teck de la piscine… Oui dit comme ça on a envie de me plaindre. Le proprio avait vraiment l’air de tenir à ce que je reste TOUT LE TEMPS (« all the time » répété bien 5 fois en deux minutes) à l’appart’ pendant les travaux.

Je m’exécute, va falloir que j’apprenne à ne pas faire confiance (et aussi à vivre sans manger vu que je devais remplir le frigo).

Je vais passer ainsi les deux premières semaines du séjour, entre la réception de pas mal de prestataires et la surveillance du travail accompli, c’est aussi ça le Brésil!